Du St-Hubert bien frais !

Laos, Luang Namtha 

Les marchés en Asie, comme dans tous les pays chauds je crois, sont dehors. Sur des tables, sont disposés fruits, légumes, viandes. Dans des bacs remplis d’eau, des poissons. Celui de Luang Namtha est bien ordonné. Les allées sont larges et je peux y circuler aisément en fauteuil roulant.

Il y a aussi des poulets, vivants. Sont-ils destinés à la consommation ? Un homme s’approche. Il parle avec la vendeuse. Il choisit son poulet. La vendeuse empoigne le poulet et lui lie les pattes. Elle le met dans un sac plastique, qu’elle double pour plus de solidité. Et l’homme repart, son sac à la main.

Note : St-Hubert est une chaîne de restaurants qu’on trouve au Québec dont la spécialité est le poulet.

Cap au nord !

Encore plus au nord que Luang Namtha, il y a une petite ville nommée Muang Sing. Nous y sommes allés et visité un marché où j’ai acheté une chemin de table et un foulard tissés à la main. Voici les deux dames d’une ethnie à qui je les ai achetés.

Voici d’autres images croquées sur le vif au marché.

Une photo de rizières prise près de cette ville.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Nous avons visité le village d’une ethnie, que voici :

Ci-dessous, on fait sécher ce qui deviendra des balais. Aussi, une marche improvisée !

Au Laos, on apprend aux filles à broder. On dit que plus une fille est douée à cet artisanat, plus elle fera une bonne épouse et mère car cela entraîne leur patience. Cette conception est encore bien présente, principalement chez les ethnies et c’est pourquoi on retrouve leurs magnifiques ouvrages au marché. Au Vietnam où l’industrialisation a emboité le pas, presque plus personne ne brode et tisse à la main.

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

I like your love !

Laos, Luang Namtha

On part se promener, arpenter les rues de cette petite ville, qui n’a pourtant rien d’exceptionnel. D’une maison, de la musique joue à tue-tête. Des gens y sont rassemblés. Une femme qui remarque qu’on les regarde, nous fait signe d’approcher. Bah ! Pourquoi pas ! Alors on y va. Pas une seconde plus tard, on nous offre une bière. Je refuse : je n’aime pas la bière. Aussitôt, on me propose une bouteille d’eau. Sympathique ! On arrive à savoir en quel honneur est donné cette fête : le patron de la banque du coin pend la crémaillère ! Tiens donc, ils ont aussi cette coutume ! Une femme vient voir Seb avec un verre de bière. Elle le force à faire cul-sec. Parait que ça porte bonheur.

Un jeune homme, en état d’ébriété bien avancé, se prend d’affection pour nous. Il parle très peu anglais et aimerait tant en dire plus que ce qu’il est capable. Il nous demande si on forme un couple. Il est étonné que ce soit le cas et admire Seb. Il ajoute que c’est une bonne personne parce qu’il prend soin de moi. Enfin, il nous dira au moins 20 fois (je n’exagère pas mes chiffres 😉 : I like you ! I love your family ! I like your love ! Trop comique. On s’en souviendra longtemps. 😉


Il n’est pas le premier, dans ce pays, à me mentionner que Seb est un bon gars parce qu’il prend soin de moi. D’autres s’arrêteront aussi pour me dire combien je suis chanceuse. D’autres encore me diront qu’il est sans doute le seul sur terre ainsi !

Bien qu’ils n’aient pas entièrement tort, il peut devenir tannant à la longue d’avoir l’impression, par ces commentaires, de n’être qu’un poids pour quelqu’un. S’il est vrai que dans nos pays il est difficile pour une personne handicapée de se trouver un amoureux ou une amoureuse, j’ose quand même croire que mon Seb adoré est aussi heureux dans cette relation et que je lui apporte malgré tout beaucoup.

Le lendemain de cette invitation à cette fête, un homme à moto s’est arrêté pour nous inviter chez lui. Suite à un accident, il est resté handicapé. Il a du mal à marcher comme à parler. Nous avons rencontré sa femme et ses deux adorables petites filles. Bien que son anglais soit très limité, sa femme a quand même été capable de nous livrer un témoignage qui sans m’étonner, m’a quand même bouleversée. Elle nous a dit en somme ceci : « Plusieurs personnes me demandent s’il est mon mari. Je leur réponds que oui. Elles me disent, ah bon, tu sors avec lui, même s’il est comme ça ??? Ils ne comprennent pas ! ». Des larmes coulaient de ses yeux pendant qu’elle nous racontait son histoire. On sentait à quel point ces remarques répétées sont douloureuses à entendre pour elle.

Il n’est donc pas étonnant que le Laos offre peu de compassion envers les personnes handicapées et que des aventures comme celles du Palais royal et du bus de nuit (voir mes articles précédents) puissent se produire. Ils ont beaucoup de chemin à parcourir avant de pouvoir affirmer considérer tout le monde sur un pied d’égalité. Et je remercie le bon dieu d’être née au Québec. Qu’aurait été donc ma vie si j’étais née ici ?

Paysages, architecture, temples et moines

Laos, Luang Prabang

Comme je le disais dans mon précédent article, Luang Prabang est une très jolie ville. Si vous venez au Laos, je vous encourage cependant à ne pas vous satisfaire de cette seule ville car elle n’est pas représentative du pays. En effet, rien au Laos ne ressemble à Luang Prabang. Ce serait un peu comme aller à Time Square à New-York et croire que toutes les villes américaines sont pareilles.

Mais bon, voici quand même quelques photos de la ville et du cadre dans lequel elle est.

Luang Prabang est aussi l’occasion de se lever avant l’aube pour assister à l’aumône aux moines. Ils font le tour de la ville afin d’obtenir la nourriture qu’ils devront consommer avant l’heure du midi. Ils récupèrent ce que les gens veulent bien leur donner mais la base semble être que chaque personne leur remette chacun une boulette de riz collant.

Se lever tôt nous a donné l’occasion de visiter le marché du matin.

Quelques clichés des temples qui malheureusement ne rendent jamais aussi bien en photo qu’en vrai.

Au Laos, les tuk-tuk peuvent avoir différentes tailles. On entre par l’extrémité alors qu’on accède par le côté aux tuk-tuk Cambodgiens. Parfois, le conducteur prend place sur une moto ou en avant d’un petit camion (extrême gauche de la photo de gauche).

Aventure au Palais royal !

Laos, Luang Prabang

Luang Prabang est une jolie ville de l’UNESCO. On y trouve les plus beaux temples de tout le Laos. Le soir, les guesthouses, les restos et les boutiques sont joliment éclairés. Cela apporte beaucoup de charme à la ville. Par contre, soyez avertis, tant l’hébergement que les restos y sont très chers. En fait, c’est l’endroit où les prix sont les plus élevés de tout le Laos et bien sûr du Vietnam, Cambodge et Laos réunis. Je dis « bien sûr » parce que le Laos est aussi le plus dispendieux de ces trois pays, et pour des prestations qui sont loin d’être d’aussi bonne qualité que celles des autres pays.

En plus des temples, il y a le Palais royal qu’on peut visiter. Il faut savoir qu’en Asie, il est important de se déchausser avant d’entrer dans un temple ou la résidence de quelqu’un. Au Palais Royal, on vous demandera donc de laisser vos souliers à l’entrée mais aussi tous vos sacs et appareil-photo.

Après avoir monté la quinzaine de marches qui mènent à l’entrée du palais, le gardien est venu nous voir avec empressement pour nous demander de nettoyer les roues de mon fauteuil. N’ayant pas de torchon avec nous (on est en voyage !), nous lui en avons demandé un. Après quelques minutes d’attente, il en a finalement trouvé un. Entretemps, une autre employée nous a indiqué par le mime d’utiliser notre t-shirt pour nettoyer le fauteuil. Étonnés et insultés, nous avons décidé d’en rire. Sur ce, ayant saisi que nous ne voulions pas faire ainsi, elle nous a fait signe de prendre mon foulard. Commençant à trouver la situation vraiment grotesque, nous avons encore rigolé. Pour finir, elle nous a mimé de lécher, oui oui, les roues de ma chaise roulante !!!

Insultée, et n’ayant plus du tout envie de faire cette visite, j’ai voulu pousser le truc un peu plus loin, juste pour voir. J’ai dit que je ne pouvais laisser mon sac à l’entrée car il contenait de l’équipement médical nécessaire à ma survie. Ils ont été inflexibles. Leur réponse ? If you don’t want to die, don’t come in !

Nous avons discuté de leur impolitesse avec des français rencontrés dans un resto. Il leur est arrivé un truc semblable. L’homme avait des bermudas et il faut être correctement vêtu pour rentrer dans le palais. C’est normal. C’est la manière qui fut prise pour le lui dire qui fut impolie. Le gardien a carrément tiré avec force sur ses bermudas pour arriver à couvrir ses genoux. À un autre moment, par mégarde, ce français a posé son guide touristique à un endroit qu’il était interdit de toucher. Le gardien a balayé le livre d’un geste de la main si fort que le livre s’est retrouvé par terre, trois mètres plus loin !

Je comprends qu’il faut suivre les normes de politesse et de respect des pays que l’on visite. C’est la base. Mais il y a aussi des façons respectueuses de demander aux gens de respecter ces règles. Et il faut aussi comprendre qu’il y a des situations particulières, comme un handicap, qui peuvent empêcher une personne de se conformer aux us et coutumes. Au Cambodge, nous avions pris un guide pour la journée et avons visité avec lui la principale pagode de la ville. Celui-ci m’a dit que je pouvais garder mes souliers car j’avais du mal à marcher. Il avait du jugement. Depuis, j’entre sans me déchausser car la dernière fois que je l’ai fait, je suis tombée.

Nous sommes allés en Turquie il y a deux ou trois ans. Musulmans, ils ont aussi pour coutume de se déchausser avant d’entrer dans une mosquée. Au lieu de me refuser l’accès, ils avaient leur propre fauteuil roulant qu’ils m’ont demandé d’utiliser. Une autre fois, on m’a demandé de couvrir mes embouts de béquilles d’un sac de plastique. C’était dangereux car très glissant. J’aurais dû prendre des Kleenex au lieu de leur sac. Mais au moins, ils avaient des solutions à nous proposer ! Et on s’est adressé à nous respectueusement.

Space girls

C’est quand même sauté, tant au Vietnam, au Cambodge qu’au Laos, Seb s’est fait proposé de la drogue et des filles. Habituellement, c’est quand je n’étais pas avec lui, mais pas toujours. On fait la liste ?

Hanoi (Vietnam) : en fin de soirée, alors que Seb était allé fumer sa cigarette de la soirée, une femme à motocyclette s’est arrêtée lui demander s’il ne souhaitait pas un « lady massage ».

Mui Né (Vietnam) : aussi en fin de soirée, alors que Seb était parti se promener, un homme lui a proposé de la drogue et des filles. Il a même précisé qu’il pouvait lui en obtenir de très très jeunes !

Ho Chi Min (Vietnam) : alors qu’on se promenait dans le quartier de notre hôtel, une vendeuse de cigarettes ambulante a offert à Seb du pot et une drogue que nous ne connaissons pas.

Phnom Penh (Cambodge) : en passant devant des bars à filles, quelques unes ont invité Seb à se joindre à elles. Leur boulot est d’aguicher les clients, les inciter à consommer et souvent elles offrent un autre type de prestation en fin de soirée.

Battambang (Cambodge) : une jeune femme travaillant dans un salon de massage (!) lui a proposé ses services.

Siem Reap (Cambodge) : un homme l’a abordé pour lui vendre tous les sortes de drogues et lui proposer des prostituées.

Don Det (Laos) : des hippies super sympathiques avec qui on a passé un bon moment et qui fumaient leur joint tranquillement nous en ont gentiment offert. Nous avons refusé. Toujours à Don Det, un touriste français à la retraite avec qui on a fait un tour de bateau, en avait plein les poches. Au resto, en fin de soirée, il a sorti sa pipe et en a proposé à Seb qui a décliné l’invitation. Il l’avait acheté des propriétaires de la guesthouse où il logeait. Il a en outre mentionné que les chauffeurs de tuk-tuk étaient en mesure de tout nous procurer. On a qu’à demander parait-il !

Luang Namtha (Laos) : hier soir et ce midi, alors que nous étions attablés au resto de notre guesthouse, des vielles femmes d’une minorité ethnique, sous le couvert de vente de sacs brodés et de bijoux, lui ont proposé du pot et de l’opium. On dort bien quand on en consomme qu’elle nous a mimé !

Vang Vieng, le paradis du plein air !

Laos, Vang Vieng

Vang Vieng a longtemps été à l’image des Quatre mille îles, c’est-à-dire le coin hippie du Laos. On peut y pratiquer les mêmes activités de plein air comme le kayak ou la descente de rivière en chambre à air. Les lieux d’hébergement et les restaurants disposent aussi les mêmes coussins au sol pour regarder en boucle de vieux épisodes de Friends à la télé.

Pendant de nombreuses années, les bars vendaient ouvertement toutes sortes de drogues dont les prix étaient affichés sur leurs menus. Ce mélange d’alcool, de drogues et sports ne faisait pas bon ménage avec pour résultat en moyenne 25 morts par année. Pour remédier à ce problème, le gouvernement a fermé il y a trois ans plusieurs établissements.

Ceci dit, les montagnes karstiques sont magnifiques et l’ambiance est très détendue. Ici, on se sent en vacances !

Tapis volant !

Laos, Plateau des Bolovens 

Fermez les yeux. Imaginez-vous assis confortablement dans votre canapé et que vous volez, en toute douceur, dans la forêt ! C’est pas mal, non ?

Hé bien faire une promenade à dos d’éléphant donne exactement la même sensation. La démarche de l’éléphant est toute souple. C’est comme s’il était doté de bons gros amortisseurs. Ça ne secoue donc pas du tout.

J’espérais bien avoir l’occasion de faire cette expérience pendant notre voyage mais je n’avais pas trop envie de la faire à la queue leu-leu avec des dizaines de touristes, dans un lieu sans charme. L’occasion s’est présentée quand nous sommes allés passer une journée dans le Plateau des Bolovens.

Le Plateau des Bolovens est un plateau situé en altitude (on était environ à 600-700 mètres) à l’est de Paksé, au Laos. En fait, c’est une région qui comporte beaucoup de chutes d’eau, certaines assez jolies. C’est aussi un coin de pays que presque tout le monde visite à moto. D’ordinaire, dans ces pays on privilégie l’usage de la moto quand les routes sont en mauvais état. Or, elles étaient en très bon état. Peut-être n’était-ce pas le cas il y a quelques années…

Il y a aussi des villages habités par les minorités ethniques. Nous en avons visité un, tout petit, dont les deux-trois routes étaient impraticables en voiture. Vraiment impraticables. Il y avait beaucoup d’enfants, dont certains âgés d’au plus 12 ans qui fumaient de très grosses pipes. Beaucoup étaient tous nus, ou ne portaient qu’un chandail, pas de culottes ni de pantalons. Et ils étaient trèèèèssssss sales. Crottés comme il faut. Je n’avais jamais vu des enfants aussi sales. Alors j’imagine que le degré d’hygiène fait partie des indices de pauvreté parce qu’ils avaient manifestement très peu d’argent.

Quand nous avons fait notre promenade à dos d’éléphant, nous avons marché dans le bois à des endroits difficilement accessibles. À un moment, l’éléphant a vu les feuilles d’un arbre qui lui faisaient envie et a décidé d’aller se chercher son snack. Bien sûr, ce n’était pas le bon chemin à prendre. Alors le guide, tout doucement, lui a dit en Lao d’éclaircir le chemin. Gentiment, l’animal a obéi. C’était assez impressionnant de voir la facilité avec laquelle il a arraché et cassé les branches. On a aussi traversé un autre village habité par une minorité. Ça semblait aussi pauvre que le premier que nous avons visité.

Alors la balade à dos d’éléphant, si vous avez l’occasion d’essayer une bonne fois, n’hésitez pas ! Moi, en tous cas, j’ai adoré !

Sorry, no !

Laos, Vientiane 

Yé ! On vient d’arriver sains et saufs à Vientiane après avoir pris un bus de nuit – entendre bus couchette – en partance de Paksé. Au Vietnam, les bus-couchettes étaient des places semi-couchées, individuelles, avec ceintures de sécurité (parfois fonctionnelles). Ici, au Laos, les bus-couchettes sont différents et m’ont semblé plus dangereux. Alors qu’au Vietnam, les lits étaient à deux étages, ici c’est le bus qui est à deux étages. Le plafond est si bas qu’il faut se pencher pour circuler dans l’allée. Comme au Vietnam, les allées sont très étroites et m’ont donné du fil à retordre. Les couchettes des bus du Laos sont constituées de véritables lits, étroits mais faits pour deux, dont les matelas sont très fermes.

Le bus que nous avons pris était très vieux. Le gars s’arrêtait souvent pour resserrer je ne sais quoi. En plus, il y faisait très froid. Il devait faire environ 12 degrés dehors et ils ont mis la climatisation tout le long ! Allez comprendre ! Bref, on a assez mal dormi.

Mais, le pire dans tout ça, c’est qu’on a bien failli ne pas pouvoir prendre le bus. Pourquoi ? Parce que lorsqu’on est arrivés à la gare routière, le gars nous a assigné des places au deuxième étage. Si vous aviez vu l’escalier !!! Il tournait, les marches étaient très hautes et il n’y avait aucune rampe ni rien qui aurait pu me servir d’appui. En le voyant, j’ai tout de suite que je n’arriverais pas à le monter. Je suis donc allée voir celui qui m’avait assigné les places en lui expliquant ma situation. Même en insistant, la seule réponse à laquelle j’ai eu droit c’est : Sorry, no ! Excédée par si peu de compréhension et si peu d’aide, j’ai fini par dire au type : If you get your legs cut and I ask you to walk, you won’t be able. So this is the same ! Malgré ça, je n’ai eu droit qu’à un Sorry, no !

N’ayant aucune autre option, j’ai décidé de forcer les choses. Je suis donc rentrée dans le bus et je me suis assise avec Sébastien sur le premier lit du rez-de-chaussée qui était libre. Après avoir réalisé que nous ne bougerions pas, les employés ont finit par céder en nous assignant un autre lit, au fond du bus. Malheureusement, là encore, un nouveau problème s’est pointé. Au milieu du bus, le plancher avait une petite pente, bien difficile pour moi à monter sans mes béquilles. Je peux marcher sur le côté avec mes béquilles, et c’est ce que je fais quand c’est trop étroit, mais c’est impossible à faire s’il y a une pente.

On a donc demandé à deux femmes si elles acceptaient de changer de lit avec celui qui venait de nous être assigné. Elles ont refusé. On a demandé à un homme, qui a également refusé. J’ai donc réessayé donc de franchir cette maudite pente. Ce n’était pas pas facile parce qu’après la pente, le plancher se retrouve encore plus près du plafond avec pour résultat que même moi qui suis super petite, je dois me pencher pour me déplacer dans l’allée. Comme le lit dans cette section du bus est plus près du sol (en fait quasiment au sol), m’asseoir et me lever sera d’une très grande difficulté puisqu’il n’y a qui puisse me servir d’appui (j’ai de la misère à me lever et m’asseoir sur un siège très bas). J’aurai besoin d’aide et mon Seb si grand et courbé dans ce bus sera en mauvaise posture pour y parvenir. Finalement, en voyant que j’en arrachais, les deux femmes ont accepté de changer de lit. Ouf !

Ce genre de situation occasionne donc son lot de frustrations. C’est bien dommage, surtout qu’on m’avait dit que les gens du Laos étaient adorables. De fait, à part ces événements, ils sont très gentils. Il reste que je n’ai pas rencontré ces difficultés au Vietnam et au Cambodge. Les gens étaient toujours prêts à aider.


Je me suis dit que c’était peut-être la première fois qu’ils voyaient une personne marchant en béquilles ou qui se déplace en fauteuil roulant. Qu’il s’agit simplement d’une question d’ignorance. Ce que je ne saisis pas, c’est pourquoi ils se montrent si peu compréhensifs et bornés même après leur avoir expliqué. Pourtant, nous en avons vu des gens en fauteuil roulant au Laos.

Il s’est produit deux autres incidents de ce genre au Laos. La première fois, le gars voulait nous faire payer un supplément car il disait qu’on transportait un vélo alors qu’il s’agissait de mon fauteuil. La deuxième fois, on a aussi voulu nous faire payer un supplément dans le bateau pour la même raison.


Voici des photos d’un temple que nous avons visité à Ventiane.

La beauté pure !

Laos, Île de Don Det dans les Quatre milles îles

Aujourd’hui, on a pris le temps de se balader sur l’île. C’est rempli de jeunes, un peu hippies sur les bords. C’est bien relax comme atmosphère. On se sent un peu vieux parmi tous ces jeunes qui prennent du bon temps à faire la fête, à descendre la rivière en chambre à air, bière à la main, mais c’est quand même assez chouette. Le seul bémol est que c’est bien trop touristique. Il y a plus de touristes que de locaux.

On fait un détour pour aller voir de magnifiques cascades sur l’île voisine à laquelle on accède par un pont payant (35 000 Lak par personne). Je fais valoir le point que je ne les verrai certainement pas beaucoup alors le gardien ne nous fait payer qu’une entrée. Pour ce que j’en ai vu, elles valent vraiment le coup d’oeil. Je ne crois pas en avoir déjà vu d’aussi jolies.

Le Mékong, dans cette région, est parsemé de toutes petites îles qui composent un paysage très doux. C’est vraiment très beau. Plus tard, on fera un petit tour de bateau pour regarder le coucher de soleil qui, ici, est orange-rouge vif. Je crois qu’ils l’ont trempé dans un pot de peinture Sico tellement il est vif. C’est éclatant de beauté. Beau beau beau. 🙂

 

Voici quelques photos de l’école de l’île.

 

Ci-dessous, des photos des rues non pavées de l’île.