Auschwitz : une industrie de la mort

Pologne, Auschwitz

Nous sommes allés nous plonger dans l’horreur d’Auschwitz la journée précédent la venue de notre premier ministre Justin Trudeau.

C’est un grand site avec plein de bâtiments dans lesquels étaient emprisonnés les Juifs de toute l’Europe conquise, Polonais, Tsiganes et prisonniers politiques Soviétiques. Plusieurs de ces bâtiments ont été transformés en expositions thématiques sur des sujets variés tels que la vie au quotidien des prisonniers ou les objets retrouvés leurs ayant appartenus. Ça glace le sang de voir ces milliers de photos de ces gens morts pour une stupidité raciale. Il y avait une salle située à l’étage d’un des bâtiments que Seb a visitée où il y avait des tonnes de cheveux. Les nazis les coupaient pour en faire entre autres… des matelas. Vous vous rendez compte ? Des matelas ! Bon sang !

Nous avons mis les pieds dans une baraque où logeaient les femmes. Il y avait environ 200 lits de bois sur trois étages. Et pour seul sanitaire, une pièce avec pour lavabos ce qui ressemblait à des abreuvoirs. Les toilettes se trouvaient dans une autre baraque. Alignées, rien ne les séparait les unes de autres. Aucune intimité. Nous avons aussi visité une chambre à gaz où des milliers et des milliers de gens sont morts. Et un crématorium. C’est d’une tristesse absolue et plus que révoltant. Qui sont ces narcissiques finis assez fous pour vouloir tuer par millions des gens sur le seul prétexte qu’ils les haïssent ? Qui sont-ils pour se croire supérieurs aux autres ?

Au début du camp, les gens étaient triés et ceux assez en forme pour travailler étaient destinés aux travaux forcés. On les nourissait peu et on les faisait travailler jusqu’à l’épuisement et que mort s’en suive. Brrrrr…. ! Vers la fin, ils étaient envoyés à la chambre à gaz dès qu’ils débarquaient du train qui entrait directement dans le camp de concentration. On en faisait aussi des cobayes pour toutes sortes d’expériences pseudo-médicales. Tout plein en sont morts et ceux qui s’en sont sortis en ont souvent gardé des séquelles irréversibles. Comment un médecin, qui normalement a prêté serment de soigner les gens, peut-il avoir accepté l’idée de les blesser et de les tuer ?

Ce qui est aussi hallucinant, c’est le côté industriel de la chose. Ils se sont vraiment posé la question : comment peut-on en tuer le maximum à la fois ? Mais qui est assez débile pour s’être posé cette question et l’avoir mise en pratique ? Quand on est rendus à considérer et traiter d’autres êtres humains comme des moins que rien, je crois que nous ne pouvons plus désormais nous considérer nous-même comme tels.

J’ai encore foi en l’être humain et sa bonté mais je sais désormais à coup sûr, après avoir visité les lieux de massacres historiques, que certaines personnes en sont parfois dépourvues. Le pire c’est que Hitler était peut-être gentil avec ceux qu’il aimait et estimait. Après tout, sommes nous tous que bons ou mauvais ? Tout est souvent en divers tons de gris.

J’ai clairement été bouleversée par cette visite mais la manière où les événements sont présentés et se sont déroulés m’a moins « rentrée dedans » que la visite de la prison de Pol Pot au Cambodge. À Phnom Penh, l’audio-guide aidait à s’isoler et s’imprégner du lieu. On y entendait aussi des témoignages. Et là-bas, on massacrait les gens à la main, un par un, sans utiliser de fusil pour n’alerter personne sur ce qui se passait. J’imaginais aisément le sang qui giclait et les hurlements. C’était peut-être plus bestial, barbare. Et ça donnait vraiment physiquement mal au coeur. Mais ce qui fait froid dans le dos à Auschwitz, mis à part de fouler le sol où plus d’un million de gens sont morts d’injustice, c’est la pensée d’avoir mis à profit le géni de l’être humain dans le but de tuer le maximum de gens de la manière la plus productive qui soit. Hitler a créé une véritable industrie de la mort.

Depuis quelques années les Arabes immigrent en masse au Québec. Ils s’intègrent parfois mal et leurs habitudes religieuses discutables déplaisent à plusieurs. Pour un pays fortement féministe comme le Québec, il est très difficile pour une femme d’accepter l’idée qu’une autre femme se dépersonnalise au point de cacher toute sensualité ou de disparaître derrière un voile intégral. Il est même très difficile d’accepter l’idée que ces femmes Arabes ne le voient pas ainsi. Les Arabes étant très visibles, les Québécois se sentent envahis. Peu de gens les aiment. Plusieurs les détestent. De toute évidence, nous sommes un peuple raciste. Mais à quel point sommes nous manipulés par les médias et à quel point l’être humain est-il manipulable, influençable ? Qui serait donc prêt, avec un bon lavage de cerveau, une bonne préparation et sous la pression sociale et le conformisme, à en venir au même résultat que les nazis ? Je me le demande… et je vous laisse y réfléchir.

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Cracovie pleine de vie

Pologne, Cracovie

C’est triste à dire mais je n’ai pas trouvé cette ville jolie. La cathédrale et le château, chacun de leur côté, ne forment pas un bel ensemble. On a l’impression qu’on y a rajouté des parties dans d’autres styles architecturaux sans qu’aucun d’eux ne soit bien intégré. Aucune symétrie n’est non plus présente. On a aussi mixé les matières, comme la brique et la pierre, de manière aléatoire. Le résultat n’est pas harmonieux.

La place centrale est super grande. Les maisons et bâtiments sont de différentes hauteurs, de différents styles. Pris séparément, c’est joli. Mais en un tout, pas à mon goût. Par contre, ce que j’ai bien aimé, ce sont les différentes animations qui s’y déroulent. Il y a des spectacles, des animateurs de rue, etc. C’est donc un lieu très vivant et pour ça, c’est vraiment agréable.

Nous avons aussi visité l’ancien quartier juif. Bien sûr, comme il n’y a plus de juifs et que personne ne semble avoir pris la relève, les bâtiments sont en piètre état. Mais ce qui est vraiment chouette, c’est que puisque les loyers doivent être bas, des petites boutiques de designers, des galeries d’art, des petits bars et des restaurant branchés s’y sont installés. J’ai bien aimé. Si j’habitais Cracovie, c’est sûr que ça serait mon endroit de sorties.

Slovaquie

Vous vous rappelez que le camping de Bratislava était en piètre condition ? Celui où nous sommes allés en revenant en Slovaquie était aussi catastrophique, sinon pire. Encore une fois, les sanitaires sont bons pour la démolition. 😉 Je n’exagère pas. J’ai donc l’impression que ce sera comme ça dans tout le pays. On fera avec, pas le choix ! Faut bien prendre des douches !

Banska Stiavnika, ancienne ville minière
Nous sommes allés à Banska Stiavnika, ancienne riche ville minière. Le centre est très beau. Plusieurs maisons méritent attention. Malheureusement, la ville est construite sur une colline, donc toute en côte, et le sol est dans un pavé bien rond. Pas faisable en fauteuil. Pas grave. C’est comme ça et puis Seb m’a rapporté de belles photos. 🙂

On est ensuite allés visiter un musée en plein air sur la mine. Notre guide Petit futé disait qu’il y avait des maisons des mineurs à visiter mais il n’y en avait pas. Snif. Il y avait une visite organisée de la mine. Seb y est allé. Parait que c’était bien mais que ça concernait bien plus la machinerie utilisée qu’autre chose. Dommage parce qu’on aurait bien aimé en apprendre plus sur la vie des mineurs.

Il grrrronde et il grrrrrronde !
En arrivant dans le pays, Seb m’a fait remarquer que toutes les maisons avaient des paratonnerres. On s’est donc dit qu’il devait y avoir de beaux orages par ici. Ben en ce moment, nous sommes dans l’antichambre d’une maison d’un autre musée en plain air, celui de la Slovaquie près de la ville Martin. Et on attend que les averses et orages cessent depuis au moins deux heures. Je vous dis, le tonnerre se fait entendre depuis deux heures déjà, et il continue de gronder. Faut croire qu’il est vraiment en colère aujourd’hui parce qu’il n’a pas l’air de vouloir se calmer ! 😦 J’aimerais bien le voir ce musée même si on ne peut rentrer que dans 3-4 maisons. Il contient aussi un pavillon sur les Roms dont j’aimerais bien connaitre l’histoire et leur mode de vie même si à chaque fois que j’en croise je n’ai pas vraiment envie de leur parler. Ils ont l’air tellement repliés sur eux-mêmes et on en dit tellement tellement de mal que ça n’incite pas à ça. N’empêche qu’ils m’intriguent.

Je vous dirai à quelle heure l’orage se sera terminé (ça tonne encore !), c’est promis. 😉

Un peu plus tard…
L’orage et la pluie ont – à peu près – cessés environ une demi-heure après mon dernier texte !!! Seb a pris son courage à deux mains pour aller nous chercher nos vêtements de pluie et on a pu finir notre visite. L’attrait de la visite, étant donné que la plupart des maisons ne pouvaient se visiter, est dû en grande partie au fait que la demoiselle à l’entrée nous a remis un cartable en langue anglaise qui donnait beaucoup d’explications sur les habitations et la vie de l’époque. Pas mal du tout. Elle nous a en outre ouvert les portes de l’église pour qu’on puisse la visiter ainsi que le Musée sur les Roms. La petite église, toute en bois, était peinte et sculptée par un artiste réputé en Slovaque. On était bien contents même si finalement nous n’en savons pas beaucoup plus sur eux et sur ce qu’on souhaitait apprendre sur cette communauté.

Le musée en plein air d’Orava
Ce musée, on est allés le voir parce qu’il ne faisait pas beau. On aime bien ce genre de musée mais faut pas charrier, on en a fait déjà deux dans la dernière semaine. Normalement, on aurait dû prendre la route pour aller voir les montagnes. Vu le temps gris, on n’aurait rien vu. Alors pourquoi pas ? Hé bien je peux vous dire que celui-ci est plus populaire que le dernier qu’on a fait. Peut-être était-ce parce qu’on vient d’entrer en haute saison et que les gens sont en vacances ! Bon, ce n’était pas le bouchon de circulation non plus. C’est juste que la dernière fois, nous devions être cinq au maximum ! C’était intéressant parce qu’on pouvait visiter l’intérieur des demeures et qu’elles représentaient un large éventail de maisons. Il y avait celle du maire, plus luxueuse, celles des paysans de tous niveaux de richesse, une jolie église, etc. De plus, elles étaient rassemblées de part et d’autre d’un ruisseau ce qui rendait l’endroit charmant. Ce fut une belle sortie.

Vlkolinec
Ce village compte toujours quelques habitants et possède plusieurs maisons en bois typiques du siècle dernier. Ce n’est donc pas un musée en plein air, mais bien un vrai village. C’était dans l’ensemble assez joli mais on ne pouvait visiter qu’une seule maison. J’ai donc préféré les musées en plein air qui étaient plus enrichissants. Par contre, le village est situé au sommet ou presque d’une colline et offre une belle vue sur les montagnes. Malheureusement qui dit colline, dit gros travail pour Seb. Encore une fois il m’a poussée pour que je puisse profiter du lieu. Il est persévérant mon Seb. 🙂

Les Hautes Tatras
Cette chaîne de montagne toute petite offre de beaux points de vue sur la vallée. Par contre, on ne monte aucun col. On a tout de même vu de petites taches de neige en hauteur. Les Hautes Tatras sont un lieu de randonnée super populaire ici. Il y avait tellement de gens autour de la ville Strbské Pleso (comment font-ils pour prononcer un nombre incalculable de consonnes d’affilée ?) qu’on pensait qu’ils venaient de sortir d’une salle de spectacle. Mais non, ce n’était que des randonneurs. C’est vrai qu’ils aiment marcher les Slovaques. On en a vu beaucoup marcher, aux abords des villes, ce qui nous a semblé être de bonnes distances. Mais cette ville, qui offre de très nombreux sentiers qu’on dit très bien balisés est une… horreur! C’est laid, mais laid. Ils ont bâti d’immenses hôtels bétonnés et de grands stationnements. C’est affreux. C’est vraiment triste parce que ça pourrait être super joli d’autant plus qu’on a lu qu’il y a un joli lac.

À Zdiar, qui est situé à l’extrémité est des Hautes Tatras, nous sommes allés manger au resto. On voulait goûter aux spécialités du pays. Le resto faisait penser à une cabane à sucre, en plus beau, tout en bois. J’ai mangé des je ne sais plus quoi, ça consistait en des petits gnocci avec du fromage de brebis et quelques lardons qui auraient pu être en plus grosse quantité. Ça fait un truc pas mauvais même si c’est assez pâteux, mais pas exceptionnel non plus.

Levoca & Bardejov
Ces deux petites villes sont vraiment jolies. En fait, leurs places centrales sont jolies. Elles sont entourées de maisons de l’époque de la Renaissance et elles sont de toutes les couleurs. Il y a, dans le milieu de la place de Levoca, trois très beaux bâtiments : deux églises dont une avec un dôme et entre les deux, l’ancienne mairie. Il y a aussi un parc qui amène un peu de verdure dans ces vieilles villes qui en manquent souvent. La place de Bardejov, n’a aucun bâtiment ce qui permet d’admirer toutes les maisons d’un seul regard. Le sol est pavé, mais d’un de ceux que j’apprécie quand même. 😉 Il y a une ancienne mairie et une église à l’une des extrémités. C’est vraiment une très jolie ville toute tranquille.

Le château de Spiss
Ce château est le plus imposant du pays et pour cause. Il est super grand et situé au sommet d’un pic rocheux. De plus, on l’aperçoit de loin. Même s’il est en ruine, on peut le visiter. Chose que Seb a faite. Moi, je suis restée en bas, dans le stationnement non payant, parce que c’était infaisable de me monter là-haut. Si vous aviez vu la côte !

Les églises en bois
Dans l’est du pays, près de Bardejov, il y a tout plein de petites églises en bois, sans clocher. Elles sont toutes situées un peu à l’extérieur des villages. Elles sont vraiment très jolies. Quelques unes sont en bois rond. Leurs toits sont en bardeaux. Pour les visiter, on doit normalement appeler au numéro indiqué sur la porte (souvent la voisine). Nous avons été chanceux. À la première église où on s’est rendus, il y avait un office qui commençait. On s’est donc infiltrés. Ses murs de bois étaient tous peints. Elle était magnifique. De plus, s’y trouver lors d’un office avait quelque chose de particulier. Les dames du village qui étaient venues, chantaient et priaient. Il n’y avait pas de curé. Lorsque nous sommes arrivés à la deuxième église que nous voulions visiter, la dame responsable de la visite était déjà sur les lieux. Yé ! Mais elle était moins jolie de l’intérieur. Il y avait des peintures accrochées et une espèce de portail peint. Contrairement à la première église, les murs n’étaient pas peints.

Si vous avez la chance de venir en Slovaquie, même si vous n’aimez pas particulièrement visiter les églises, celles-ci méritent le détour. Elles sont vraiment différentes de ce qu’on a l’habitude de voir. Bien sûr, le fait qu’elles soient faites en bois les rend originales mais leurs formes aussi sont particulières. Allez voir sur l’Internet avant que je me décide à télécharger quelques photos. 😉

Buda

Hongrie, Budapest

La partie Buda de Budapest est celle où se trouve le château. Hé bien, le château, il n’est pas beau. Il est massif, d’une couleur brune triste, sans décoration ni finesse. C’est définitif, je ne l’aime pas.

Par contre, la ville située à l’intérieur des murs, est tout ce qu’il y a de plus joli. Les maisons sont peintes de différentes couleurs. En s’y promenant, on débouche sur de jolies places. Il y a une promenade ombragée par des arbres qui longe le mur sur tout un côté, quelques terrasses et des boutiques d’objets créés par des designers Hongrois. De plus, la ville est piétonne et l’urbanisme a été repensé de manière à faciliter la circulation de tous. Les trottoirs sont au même niveau que la rue. Un pavé lisse prend la place des pavés à la surface irrégulière que je déteste. Même les égouts ont été repensés. Ce sont eux qui font la démarcation entre le trottoir et la rue. Ils sont donc bien intégrés et ne constituent plus de risque de chute lorsqu’ils sont mouillés.  Elle est très accessible aux personnes à mobilité réduite. En somme, j’ai bien aimé cette partie de la ville.

Fait à noter, et cela concerne tant la partie Pest que Buda de Budapest : le stationnement y est aisé. Même pas besoin de chercher un stationnement privé et payant, nous avons trouvé facilement sur les rues. Personnes handicapées : soyez averties, dans toute la Hongrie, le stationnement sur rue est gratuit pour vous. En ce qui concerne les parcs de stationnement, il faut se renseigner au gardien.

Hongrie : des « wow » et des « pas wow » !

Sopron
Dimanche, 19 juin 2016

En arrivant en Hongrie, la première ville qu’on a visitée est Sopron. C’est une jolie petite ville avec un certain cachet. Un boulevard fait le tour de la vieille ville et aucune rue ne la traverse de sorte qu’on peut très bien se promener sans savoir qu’en arrière, il y a une vieille ville piétonne. Il faut d’abord avoir vu un plan de la ville pour savoir. Le jour où nous y sommes allés, il y avait un festival de danse folklorique sur l’une des places. Bien rythmé, c’était chouette. Ce n’est pas la première fois depuis notre arrivée en Europe centrale qu’on tombe sur des démonstrations de danse folklorique. Comment se fait-il qu’au Québec, là où notre sens identitaire a lieu de prendre toute sa force, nous n’en avons pas ? Du moins, je ne me rappelle pas en avoir vu des tonnes… Il y avait aussi des kiosques vendant des produits et spécialités hongroises. C’était une visite agréable.


Abbaye de Pannonhalma
Lundi, 20 juin 2016

Lundi, nous sommes allés visiter l’abbaye de Pannonhalma qui est toujours en activité. Je n’ai pas pris la peine de monter l’escalier qui menait à l’intérieur de l’abbaye mais j’ai tenu à emprunter celui qui permettait de rentrer à l’intérieur de la bibliothèque de l’abbaye. WOW ! Magnifique ! Le lieu, tout d’abord est splendide. Ensuite, des livres par centaines couvrent les murs hyper hauts. Ceux qui étaient exposés dataient des premiers temps de l’imprimerie. Certains étaient écrits à la main. J’ai eu beaucoup de plaisir à les regarder avec attention, à chercher les différences d’une lettre à l’autre. Que voulez-vous, ce sont des restes de mon métier de graphiste. 😉


Lac Balaton & Tihany
Mardi, 21 juin 2016

Aujourd’hui, nous avons fait en partie le tour du lac Balaton et visité la petite ville de Tihany.

La campagne hongroise de cette région est faite de moyens champs à la culture variée et de petites collines. C’est joli mais sans plus. Le lac par contre, vu du côté nord est d’un beau turquoise délavé. Je me demande bien quelle en est la raison… mais cela lui apporte un élément qui nous pousse à le regarder. Il est toutefois dommage que la route qui en fait le tour ne le longe pas. Pour s’en approcher, on doit prendre les routes perpendiculaires à celle qui fait le tour.

La petite ville de Tihany, qui se trouve sur une presqu’île du côté nord du lac est mignonne. J’ai été surprise d’y voir certaines maisons en pierres ainsi que d’autres avec des toits en chaume. C’est la première fois qu’on en voit dans ce voyage ! Et il faut dire que ça apporte un certains charme aux habitations.


Lac Balaton & Keszthely
Mercredi, 22 juin 2016

Ce matin, après avoir dormi dans le stationnement d’un parc situé au bord du lac, on a repris la route pour en terminer le tour. Nous sommes maintenant rendus du côté sud. Je ne sais pas bien pourquoi, mais le lac a un peu perdu de sa couleur qui le rendait joli hier.

Nous nous sommes arrêtés dans la ville de Keszthely. On avait lu dans les livres qu’elle avait un centre historique. Il y avait effectivement une ou deux maisons anciennes. Mais sans plus. Le Musée du lac Balaton est toutefois un joli bâtiment mais le château, situé au bout de la rue commerçante piétonnière, est ce qui m’a vraiment plu. Il avait un joli balcon et portail en fer forgé. Le clocher de son église avait une jolie forme originale. Ces deux éléments apportaient beaucoup de charme à l’endroit. De plus, le château n’était pas trop grand. Moi, quand c’est trop, parfois ça me coupe l’appétit et je n’apprécie plus. Ce château, sans pour autant en avoir visité l’intérieur, je m’y serais bien vue y passer mon été. Quoi que… je préfère encore voyager. 😉

Au moment où j’écris ces lignes, nous venons de nous arrêter pour quelques instants au bord du lac. Il y a 21 cygnes devant nous. Avec les collines au fond, c’est plutôt joli. Du moins, c’est calme et reposant. Il y a aussi une maison, pas immense, mais toute ronde. Design. À voir les plaques des voitures stationnées devant, ce sont des allemands qui y séjournent.

C’est ensuite que nous avons fait le tour du lac Balaton qui ne fera pas partie de mes meilleurs souvenirs de Hongrie. Je comprends toutefois que ce soit ici un lieu populaire car c’est le seul grand plan d’eau qui permet la baignade. C’est comme les Laurentides chez nous. Il y a mieux et je crois que Charlevoix marque davantage. Et ce d’autant plus que la richesse des Laurentides, c’est-à-dire ses nombreux lacs, soient rarement accessibles. Plus souvent qu’autrement, les bords des lacs sont occupés dans leur totalité par des chalets et des maisons. Personne ne peut donc y accéder. C’est vraiment dommage.


Esztergom
Jeudi et vendredi, 23 & 24 juin 2016

Nous avons fait une pause à Esztergom. On avait une bonne connexion wi-fi et étions presque seuls dans le camping. 😉
Le lendemain on a fait la « courbe du Danube ». Ce n’est qu’une section du Danube où son tracé se courbe. Parait-il que de certains endroits, cela donne de jolis points de vue. En ce qui me concerne, c’est bof. Bof bof bof.


Szentendre & le Musée en plein air
Samedi, 25 juin 2016

La petite ville de Szentendre est vraiment très jolie et il est agréable de s’y balader. Plusieurs de ses maisons sont peintes de jolies couleurs. Les rues sont bordées de boutiques d’artisans. Lorsque nous l’avons visitée, ces dernières étaient malheureusement fermées malgré la tenue d’un festival de chansons!!! Encore une fois, il y avait des kiosques avec des spécialités hongroises. C’est chouette, il y a souvent des festivals depuis quelque temps.

Dans la journée, nous sommes allés voir le Musée en plein air situé près de Szentendre. C’est un musée qui rassemble des maisons typiques et bâtiments des différentes régions de Hongrie datant de 1850-1900 environ. J’ADORE ces types de musées. Celui-ci est déjà bien mais il y a place à l’amélioration. C’est là que je me rends toujours compte à quel point on est doués en Amérique pour rendre les expositions captivantes.

Ce musée-ci donc, manquait d’information et celle qu’il y avait était mal présentée. Le style rédactionnel m’endormait aussi un peu. Ça manquait de vie. Il y avait bel et bien une lacune au niveau communicationnel parce que les maisons étaient rassemblées en fonction des régions, ce qui est une très bonne idée, mais les celles-ci n’étaient pas indiquées sur une carte. Alors pour quelqu’un qui ne connait pas bien les régions de Hongrie et ne sait pas où elles se trouvent…

Dans certains lieux, il y avait des animations. C’est-à-dire que des gens, habillés en costume d’époque, vaquaient à leurs occupations. Par exemple, il y avait un forgeron qui a forgé un piquet devant nous. Malheureusement, souvent les gens ne parlaient pas anglais ou semblaient presque gênés d’être là. Et puis ça aurait été l’fun qu’il y ait plus d’animations. Peut-être qu’en pleine estivale c’est le cas parce qu’il y avait des photos montrant des femmes en train de coudre ou faire la cuisine…

Aussi, plusieurs maisons étaient fermées ou les portes avaient été remplacées par des vitres. Ça permet certes de voir l’intérieur, mais il y a toujours des reflets agaçants. Mais ce n’est pas aussi l’fun que de rentrer à l’intérieur des maisons. J’ai quand même eu beaucoup de plaisir à observer l’aménagement et l’ameublement de l’époque. Et puis j’allais oublier : il y avait un train, un vrai, un ancien modèle tout en bois à l’intérieur, qui fait chou chou et tout. Il nous amenait d’un endroit du site à un autre parce que le musée est très grand (18 hectares je crois). Celui-ci avait en outre une plateforme élévatrice pour qu’une personne en fauteuil roulant puisse y monter. Les maisons étaient presque toutes accessibles, la plupart du temps il n’y avait qu’une seule marche à monter pour pénétrer à l’intérieur des demeures. Le summum? Entièrement gratuit pour moi et Seb.


Budapest
Dimanche, 26 juin 2016

Sans raison précise, j’avais très hâte de découvrir cette ville. Elle est traversée par le Danube. On se retrouve donc avec Buda d’un côté et Pest de l’autre.

C’est vue du pont que la ville est la plus jolie. On y voit le Parlement, qui est superbe. Une pure merveille ! La configuration est très belle, la couleur de la pierre également (on voit qu’il est tenu propre) et les décorations ne sont pas trop nombreuses. Il y en a juste assez pour apporter de la richesse au bâtiment. Du pont, on voit aussi le château. Il ne me plait pas vraiment. Je n’aime pas la couleur de la pierre et il y a quelque chose qui le rend lourd.

Nous nous sommes baladés dans Pest. Il y a quelques beaux bâtiments. L’opéra, a le plafond de son porche sculpté et peint comme s’il s’agissait de gravures anciennes. J’ai bien aimé. C’était inhabituel et très réussi. Il y aussi de grands boulevards, droits. Ici, pas de ruelles dans tous les sens. Je n’ai pas encore vu non plus de centre piétonnier. Ça manque.

C’est aussi étendu. C’est assez grand Budapest finalement.


Budapest
Lundi, 27 juin 2016

Aujourd’hui, la batterie du frigo était vide alors on a décidé de rouler pour la recharger. On a donc visé le sud de Budapest, en ce disant qu’en banlieue on trouverait sans doute un centre d’achat dans lequel on trouverait certains petits trucs dont on a besoin. Pas facile de trouver un câble de ipad dans ce pays. En fait, c’est souvent pas facile de trouver n’importe quel petit truc dans un pays qu’on ne connait pas. On ne connait pas les magasins ni ce qu’ils vendent, on ne sait pas où les trouver. Ça prend du temps. Avec tout ça, on a presque perdu la journée.

On a trouvé un parc à visiter, au sud de Budapest : le parc Mementum. Il rassemble plusieurs statues du temps communiste hongrois. C’était intéressant parce que différent de ce qu’on voit d’habitude. C’est drôle la constante qui se dégage de toute l’oeuvre artistique communiste : le poing fermé, des muscles, un regard dur et une arme à la main. Gratuit pour moi, mais payant pour Seb. À noter : les allées sont recouvertes de grosse garnotte (gravier). Ce n’est donc pas facile d’y manoeuvrer en chaise roulante. Mais comme le parc n’est pas trop grand, ça vaut quand même la peine.

Demain nous irons visiter Buda. Je vous en donnerai des nouvelles. 🙂

Riche est l’Autriche !

Autriche, Vienne

Vienne est une ville MAGNIFIQUE. Je l’ai adorée. C’est incroyable le concentré de superbes bâtiments qu’on y trouve. On s’y balade et ce n’est pas que tout d’un coup, un édifice splendide apparaît. C’est qu’ils sont tous très très beaux. En s’y promenant, on débouche soudainement sur une jolie place qu’on ne soupçonnait pas. Et quand on se remet en route, on découvre aussitôt une autre série de superbes bâtiments. Et ça ne cesse pas. C’est superbe. De plus, tout le centre est piétonnier ce qui permet aux terrasses de s’installer sur les places et à nous de profiter de la ville et de sa beauté. Pourquoi les québécois s’entêtent-ils à croire que plus personne n’ira dans les commerces si les rues deviennent piétonnes ? Je pense plutôt le contraire. Les gens iraient justement parce que l’endroit serait piétonnier. Pour le plaisir de se balader sans se soucier des voitures. Pour le plaisir d’investir la rue, de l’habiter. Et d’en profiter pleinement.

Nous avons visité le château de Schönbrunn. Très beau. Et par endroit meublé. Ça aidait à remettre en contexte la vie de l’époque. Par contre, j’ai trouvé que l’audio-guide ne donnait pas beaucoup d’infos. J’aurais aimé en savoir plus. Nous avons pu profiter d’un tarif réduit en raison de mon handicap.

Nous sommes aussi allés au musée Belvédère. J’y tenais. Je voulais voir en vrai de vrai la célèbre toile de Klimt, Le baiser. Elle m’a vraiment émue. Je l’ai trouvée très très belle. Selon moi, c’est la couleur dorée utilisée qui apporte beaucoup à l’oeuvre. C’est vraiment ce qui la rend unique. Aucune reproduction dans un livre ne peut rendre ce fini et provoquer ces émotions. Je n’ai cependant pas été touchée par les autres toiles de Klimt qui étaient présentées. Elles avaient un petit quelque chose en moins. La couleur or justement est je crois est l’élément qui manquait pour les rendre étonnantes. Le choix des couleurs m’a aussi déçue. Je n’ai pas trouvé leur association harmonieuse. C’est dommage parce que son trait est rempli de tendresse. Les poses que prennent ses personnages les rendent touchants. Ici aussi, nous avons eu droit à un tarif réduit.

Pour couronner le tout, je me suis payée une coupe de crème glacée hallucinante dans un café-pâtisserie renommé, Aida. C’est un truc qu’on ne trouve pas vraiment au Québec. Les seules coupes glacées qui existent, sont celles de Dairy Queen. Pas très bon. La crème glacée à la vanille n’a pas de goût. Et puis, les coupes glacées qu’on trouve en Europe contiennent deux-trois boules de crème glacée ou de sorbet, avec en plus des morceaux de chocolat, du coulis de fruit, etc. C’est tellement bon. Celle que j’avais choisie contenait une boule de fondant au chocolat et deux boules de crème glacée, une à la vanille et l’autre aux fraises. Miam miam ! En plus, c’est toujours plaisant de simplement regarder les gens. Une partie du centre de Vienne est très commerçante avec des magasins de luxe comme Channel. On y voit donc de jolies femmes, ou du moins qui font tout pour le paraître. Elles sont vêtues à la dernière mode, avec des sacs pleins les bras. D’ailleurs, la manière de porter les sacs semble maintenant faire partie du look. Le bras replié, le sac au coude. Rigolo. J’aime bien observer les gens.

Salzbourg
Nous avons aussi visité Salzbourg. J’ai bien aimé cette ville. Plus petite que Vienne, elle est configurée de manière à passer d’une place à l’autre en passant sous des arches. À la fin, on finit par en avoir fait le tour sans s’en rendre compte. C’est vraiment très agréable. Nous avons visité une église qui était vraiment très très belle. D’ordinaire, j’aime bien voir les églises mais parfois, sans savoir pourquoi, je m’en lasse. Alors de temps en temps, je ne les regarde que de l’extérieur. Celle-ci ne m’a pas déçue. Elle avait été retapée, rénovée. Elle avait plusieurs balcons, de magnifiques peintures en trompe l’oeil au plafond, dont certaines de couleur sépia. Ce fut une bien belle visite.

Route du Grossglockner
Auparavant, nous avons pris la route du Grossglockner. WOW ! C’est une route de haute montagne où nous avons souvent été en haut des nuages. Nous avons attendu deux jours qu’il fasse beau pour l’emprunter. Sinon, on n’aurait rien vu. On a drôlement bien fait. Les points de vue sur les hauts sommets enneigés étaient tout simplement à couper le souffle. La route est adaptée au tourisme avec des endroits où s’arrêter pour admirer le paysage. Il y a un glacier impressionnant. On le voit d’en haut, et non d’en bas comme c’est plus souvent le cas. Un immense stationnement a été prévu pour les voitures et les motos. Parce que la route est très prisée des motocyclistes. Il y en avait beaucoup. Je n’ose même pas imaginer ce que ça donne dans le pic de la haute saison ! Le bruit des engins est d’ailleurs la seule critique que je peux faire… et les montagnes n’y sont pur rien. 😉 On ne pourrait pas en amener une seule au Québec ?

La campagne des montagnes
Au pied de ces montagnes, il y a des fermes typiques avec leurs grands bâtiments faits partiellement en bois, la plupart du temps foncé. Leurs maisons, tout aussi grandes et sur deux ou trois niveaux, sont faites sur le même modèle ou presque que leurs dépendances. C’est vraiment très charmant. Nous avons par chance dormi dans une aire de services où nous avons pu prendre notre douche dans l’une de ces maisons. Les pièces qui n’étaient pas closes aux visiteurs étaient remplies d’antiquités. Le vieux poêle, la vieille banquette et la table à manger, le vieux coffre. J’aurais bien aimé voir les autres pièces, moi qui adore visiter des maisons. Si j’avais été plus mobile, je crois que le métier d’agent d’immeuble m’aurait vraiment plu.